GRAND AUTO-AUTO
Le 11e jour de mon périple transaméricain zéro impact a été un rêve pour les auto-stoppeurs. J'ai eu au total 5 conducteurs et parcouru 1250 km, de 7h du matin à 4h le lendemain.
Mon premier conducteur m'a demandé par hasard s'il pouvait me prendre. Un type super. Il m'a emmené à San Rafael, d'où j'ai fait du stop jusqu'à la périphérie. Là, un vrai héros m'a pris en stop dans la plus vieille voiture que j'aie jamais vue, et j'ai même dû l'aider à conduire par moments. Un voyage vraiment sympa. Je n'avais même pas encore sorti mon panneau d'auto-stop quand Andrés m'a pris en stop. Il a sans aucun doute remporté le prix du meilleur maté et m'a conduit jusqu'à San Juan. Là, il m'a invité à dîner, ce qui a été une catastrophe pour mon empreinte carbone, mais j'ai accepté, affamé comme j'étais. Il faisait déjà nuit noire et, par précaution, j'ai noté ma prochaine destination sur un carton. À ma grande surprise, un routier m'a proposé de me conduire au plus près possible, pendant la nuit, pour encore cinq heures de route. Une fois arrivé, épuisé par ces vingt heures d'auto-stop, j'ai monté ma tente près d'un autre camion et je me suis endormi comme une masse.