Créer l’app de suivi d’aventure ultime : l’inspiration derrière Pebbls

Simon · January 23, 2024

Créer l’app de suivi d’aventure ultime : l’inspiration derrière Pebbls

https://youtu.be/2vdM7oGBe9A?si=9gApkFsATvN8H5jq

Bienvenue sur le blog Pebbls

Bonjour ! Je suis ravi de vous accueillir pour le tout premier article du blog Pebbls. Dans cette série, nous allons explorer tous les aspects du voyage d’aventure, avec des conseils utiles, de l’inspiration et des histoires de celles et ceux qui ont emprunté les chemins de traverse. J’espère que vous prendrez plaisir à nous accompagner dans ce voyage.

Dans ce premier article, cependant, vous ne lirez pas comment construire un abri de fortune avec seulement des feuilles de palmier et de la bouse d’éléphant, et je ne vais pas non plus vous donner 5 conseils sur quoi faire si vous pensez être traqué par un puma (désolé si vous êtes arrivé sur cette page après une recherche Google tapée dans l’urgence 🐾 : essayez d’agiter les bras, ça vous laissera peut-être le temps de passer à la page suivante de la liste). À la place, je vais vous raconter d’où vient Pebbls.

En août 2017, quelques jours après le vendredi après-midi bruineux où nous nous sommes mariés dans notre jardin, Lucy et moi avons quitté la maison pour une aventure de 3 mois à vélo et en bivouac, qui allait nous mener à travers la campagne verdoyante et les baies sablonneuses de la France, puis dans les contreforts des Pyrénées. De là, nous avons exploré les trésors culturels et gastronomiques du Pays basque et de la Catalogne, avant de grimper à la découverte des villages ruraux des montagnes de Valence. Nous sommes finalement redescendus au niveau de la mer et avons traversé à vélo la piste de l’aéroport qui sépare l’Espagne de ce rocher singulier qu’est Gibraltar. Et puis est venu ce sentiment inévitable de retombée qui accompagne parfois la fin d’une longue aventure. Vous le connaissez peut-être : l’impression d’avoir vécu les expériences de cent vies et d’avoir vu plus de choses que vous ne sauriez en décrire, alors qu’à la maison, comme si la vie rampait le long du bord intérieur d’une courbe dans le tissu de l’espace-temps, rien n’a changé d’un iota. D’une secousse traumatisante, vous brisez ce lien si beau qui s’était tissé entre votre horloge biologique et les rythmes de la nature, pour le remplacer, bien trop brutalement, par les hurlements stridents d’un réveil et la monotonie banale de savoir quel jour on est. Très vite, l’aventure n’est plus guère qu’une collection de souvenirs flous et une envie inexplicable d’altramuces et d’olives.

Quelques jours à peine avant ce départ, alors que nous refaisions nos sacoches pour ce qui semblait être la centième fois, tout en envoyant des messages sur Facebook pour rappeler à nos invités de mariage de ne pas oublier leur veste de pluie et leurs chaussures les plus résistantes à la boue, j’ai décidé qu’en partant, nous devrions essayer d’enregistrer une trace GPS détaillée de tout notre itinéraire et de la combiner sur une carte interactive avec des photos et des notes capables de capturer des moments précis. Non seulement cela nous aiderait à nous souvenir des expériences magiques (et moins magiques) de notre voyage à mesure que les jours et les semaines commenceraient à se confondre, mais nous pourrions aussi partager notre carte avec nos amis et notre famille envieux. Ils pourraient nous suivre jour après jour, ce qui nous éviterait de devoir répondre régulièrement à une multitude de messages WhatsApp pour rassurer nos proches inquiets que nous sommes bel et bien toujours en vie, malgré la récente série d’attaques d’animaux sauvages / d’incendies / d’émeutes (rayer la mention inutile) survenue [pas si] près de nous et qui a on ne sait comment fait la une des journaux à la maison.

L’évolution de l’app de suivi Pebbls

À l’origine, j’avais ici une section assez longue avec des détails techniques sur le processus de développement de l’app de suivi Pebbls, mais pour préserver votre santé mentale, je l’ai déplacée dans un article à part (disponible ici). Imaginez donc simplement que j’ai un peu divagué sur les différents prototypes que j’ai construits après notre retour d’aventure, les erreurs que j’ai commises et les leçons que j’en ai tirées.

En fait, pas besoin de trop solliciter votre imagination, voici quelques images de cette évolution :

Interface du premier prototype

Le nom « Pebbls » s’inspire du conte de Hansel et Gretel, qui laissaient derrière eux une traînée de cailloux blancs (« pebbles » en anglais) en traversant la forêt, pour se souvenir du chemin parcouru. De la même façon, je voulais laisser une traînée de Pebbls pour nous rappeler notre aventure. J’espérais juste que la fin de notre voyage n’impliquerait pas d’échafauder un plan pour échapper à une sorcière folle avec un penchant pour la chair humaine (attention, spoiler : ce ne fut pas le cas). J’ai décidé de retirer le deuxième « e » de « pebbles » pour donner au nom un côté un peu plus tech-chic (et aussi parce que le nom de domaine complet n’était pas disponible).

Pebbls dans la vraie vie

Nous étions alors fin 2019, nous avions hâte de reprendre la route, et nous avions des projets plutôt excitants. Lucy effectuait son préavis à l’école et nous avions encore les bras endoloris par les vaccins contre la fièvre jaune. Nous avions fixé notre départ au printemps 2020, pour profiter au mieux de la météo en pédalant vers l’est à travers l’Europe. Notre plan provisoire était relativement simple : continuer vers l’est aussi loin que possible, la Turquie, la Géorgie, les « -stan », l’Asie du Sud-Est et au-delà, par la route et en cargo, jusqu’à ce que, d’une manière ou d’une autre, nous trouvions le chemin du retour. Mais c’était 2020, et du jour au lendemain, les priorités ont changé. La chance nous a permis de traverser les confinements en bonne santé, et nous avons profité au maximum de notre fenêtre quotidienne de 2 heures d’exercice pour arpenter les petites routes et les sentiers côtiers près de chez nous : l’occasion de passer du bon temps ensemble et de collecter des données de qualité pour Pebbls.

Portés par l’inspiration de gens comme Ed Pratt et Hels on Wheels, nous sommes finalement partis à l’été 2021 pour une version fortement raccourcie de notre voyage, sur 6 mois. Avec le recul, ça paraît surréaliste : l’idée qu’à la seule force de nos jambes, nous avons traversé un continent, franchi des chaînes de montagnes à vélo et sillonné tant de communautés, de cultures et de paysages. Il serait facile de dire que c’était le voyage d’une vie mais, avec un peu de chance et encore un peu de bonne fortune, j’espère vraiment que non, et quand nous repartirons, vous pourrez être sûr de pouvoir nous suivre sur Pebbls !

La communauté Pebbls, guidée par vos retours

Avant de conclure, je voulais vous demander un service. Pebbls est une nouvelle plateforme : j’ajoute de nouvelles fonctionnalités et des mises à jour 7 jours sur 7, et chaque jour l’expérience va s’améliorer (sauf si je fais une erreur qui casse temporairement quelque chose pendant un petit moment). Même si je travaille seul, beaucoup des nouveautés et de l’inspiration qui fait avancer tout ça viennent de vous, la communauté qui l’utilise. J’ai vraiment envie d’avoir de vos nouvelles : si vous avez des retours à partager ou une fonctionnalité à suggérer, n’hésitez pas à me contacter ou à m’écrire à hello@pebbls.com